Composition d’un projet.
On doit retenir deux cas de projet : le projet nouveau où tout est à faire, le projet dont le mode de fabrication est connu par les hommes de l’art.
- L’exemple d’un projet absolument nouveau est le projet de code Manhattan : celui qui visait la fabrication de la première bombe atomique. Tout était à inventer, organiser, réaliser, expérimenter, vérifier. Mais le processus de départ étant la pile atomique de Fermi, il n’était pas tout à fait inconnu. Il y a toujours à l’origine d’un projet une idée.
- L’exemple d’un projet absolument connu est celui de la fabrication d’un barrage, d’un port, d’un navire, d’un immeuble.
Le projet Inconnu.
Si ce type de projet est réalisable, il s’inscrira obligatoirement comme objet à créer dans l’espace d’évolution TF(B). Pour une intelligence quintilienne, il n’y a pas de projet inconnu, mais seulement un projet non prioritaire. Devenant prioritaire, l’auteur cherchera quelles fonctions il doit avoir pour produire ce à quoi on le destine. L’analyse par similitudes permet alors de lever pratiquement toutes les inconnues.
Il n’y a pas à proprement parler de projet dit inconnu, il est seulement non prioritaire pour le processus d’évolution. Il deviendra prioritaire pour un cerveau formé pour le développer.
Exemple Silustar. L’auteur sait pratiquement tout ce qu’il faut faire pour le fabriquer. Mais il y a deux empêchements majeurs :
- Les matériaux de base ne sont pas disponibles à suffisance en 2008. Il ne le seront que dans deux mille ans d’ici.
- Les conditions sociales et politiques des sociétés terrestres, parlons de conditions morales, ne permettent pas de développer une telle forme de connaissance et de technologie.
Est donc devenu prioritaire la stratégie à mettre en oeuvre pour libérer, implanter l’espace de sa réalisation future.
Si le projet Manhattan fut si coûteux, si le projet ISS le devient, c’est qu’ils ne sont pas prioritaires. Pour le projet Manhattan on en mesure tous les aspects négatifs qui se continuent. Pour le projet ISS, le gros est à venir.
Le projet connu.
Pour un tel projet, les bases de données techniques existent. Le concepteur du projet puise dedans pour composer le plan de réalisation. Mais il est un pas incontournable : le concepteur du projet doit connaître la totalité des éléments particuliers (U’) qui composent, le produit final U”. Il doit savoir comment ils s’organisent entre eux. C’est le développement de la relation (U’) mether U”.
Si les bases de données ont été conçues dans cet esprit, le concepteur compose le plan de réalisation du projet. Il se développe graphiquement comme un organigramme.
Un logiciel de conception de projet permet de l’établir, un autre de le dessiner, un troisième de suivre la réalisation.
Les bases de données.
Les bases de données constituées déterminent tout. Elles peuvent l’être indépendamment de leur usage : comme l’encyclopédie de Diderot l’aurait été sous forme de blocs accessibles individuellement. Chaque bloc étant lié à une tâche précise de métier.
Dans un espace Quintilien il faudrait à priori trois bases :
- Base des tâches avec la méthode utilisée : Comment.
- Base des compétences nécessaires pour réaliser la tâche : Qui.
- Base des matériaux et semi-ouvrés disponibles : Quoi.
Puis des Bases complémentaires de réalisations :
- Base des projets connus : Projet composition.
- Base des corps de métiers et disponibilités : Annuaire.
- Base des espaces disponibles: Topographie.
Le logiciel de conception de projet doit savoir apparier les éléments issus des bases : signaler les incompatibilités, proposer des liens.
On peut comprendre qu’un tel système ne peut exister dans le monde actuel. Il y faut une mondialisation fluide et réelle. Mais on peut le créer à l’échelle d’une nation intégrée administrativement puis les interfacer de système crée à système crée.
Soulignons : Impossible de créer une base de donnée cohérente sans une langue cohérente. On mesure mieux ici le chaos que véhiculait la langue phonétique. Il allait de pair avec une matière bâtie à partir du néant.
Réseaux de base du projet.
Nous en avons parlé dans Calcul matriciel quintilien. Le graphique ci-dessous les représente.
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Il faut considérer ces réseaux de deux points de vues : le qualitatif, le quantitatif.
Le Qualitatif. Il est basé sur l’analyse des attributs de circonstance. Sont-ils compatibles entre eux. Vont-ils vraiment donner, puisqu’ils sont par les Qui, Pour Qui, les principaux acteurs, ce que l’on attend humainement du produit visé ? Cet aspect ne concerne pas le technique, mais peut concerner l’auteur du projet. Même il doit le concerner. Cela élimine deux réseaux sur les cinq répertoriés.
Le Quantitatif. Celui-là met en jeu les attributs de dimensions. Et il reste alors 3 réseaux qu’il faut prendre en compte.
Gestion du réseau.
Dans la réalité humaine il n’existe qu’un seul réseau où celui des Quoi et des Qui est une tâche en soi. Si l’arrivée d’un matériau ou d’un exécutant est retardée, elle se répercute sur le délai global. Dans ce cas on recalcule (méthode PERT) la planification des tâches.
Dans la réalité de l’évolution naturelle, tout retard, toute pénurie, quand ils sont critiques produisent altération, lésion, mort du système dont ils participent. Un principe d’homéostasie globale des systèmes impose que la nature ne retient pas ce cas de figure.
La Nature doublera ce dont elle a et aura toujours besoin, afin de n’être jamais à court. On peut comprendre que le principe du stockage répond à une éventuelle carence de matériau de base Quoi.
De même une multiplication des disponibilités des Qui, devrait répondre à une défaillance ponctuelle.
La bonne solution consiste à calculer le temps d’action d’un Qui en y incluant le temps d’exécution prévu pour la tâche, augmenté d’un délai de route pour venir sur le lieu d’exécution.
Cela est un aspect de politique de gestion des ressources qui n’est pas prévu par le mode de développement occidental. Lequel dans cas ne correspond pas aux normes de l’évolution. Cet aspect explique que le cahier des charges d’un projet est rarement respecté en termes de coûts et de délais.