Un ordinateur quintilien.

          L’ordre quintilien appelle un ordinateur à la fois digital et analogique et dont le langage est SYMFOR. Dans tous les cas tel est l’objectif visé.

          Dans le tableau TF (B), prenons l’unité U = (R, Q). Q doit se déduire de R par une relation de nature mathématique. On doit avoir Q = F (R).

          Or la mesure implique, entre objets, la succession (01) => 02 puis (02) => 03. Aussi doit-on avoir une relation de la forme R = F ( R°) .

          À l’origine de toute mesure il y a une procédure d’échantillonnage par niveaux. Une relation entre un niveau de sensibilité et une valeur numérique donnée par convention à la grandeur R qui a produit l’effet repéré par un niveau.

          Les exemples de niveaux sont courants :

          - Une barre de fer chauffée change de couleur avec la température.

          - Un musicien produit et utilise le son avant d’en connaître la fréquence.

          - Un peintre de même sait créer des couleurs et les utiliser.

          Dans ces cas le cerveau fait automatiquement un travail d’échantillonnage qu’il mémorise pour l’utiliser ultérieurement. Tout animal fait cela. Un bon ouvrier accumule et exploite cette expérience acquise et prouvée.

          L’échantillonnage.

          Il s’agit d’établir une correspondance entre la variation d’une qualité Q et sa valeur associée R, puis donner arbitrairement à R des valeurs numériques.

R varie naturellement, Q en résulte et l’on repère des niveaux : de très faible à très fort. On associe à R une valeur numérique et la correspondance ci-dessous.

Q0

Q1

Q2

Q3

Q4

Qi

...

Qj

R0

R1

R2

R3

R4

Ri

...

Rj

1

2

3

4

5

i

...

j

          Q est la partie sentie, observée d’un phénomène dont par ailleurs nous pouvons produire ou observer également la croissance des valeurs de R. Il faut produire de R deux valeurs repères qui différentient nettement les états correspondants de Q.

          Par exemple : l’eau à l’état solide sous forme de glace, puis à l’état liquide, puis à l’état de vapeur. Le Fer à la température de l’eau, puis à celle où il apparaît rouge, puis blanc incandescent, puis à celle où il fond.

          Pour faire varier R on peut calculer la quantité de travail à fournir pour qu’il change d’état. Procéder par paliers constants. Ce sont là des méthodes par niveaux. Elles sont à la base de l’évolution des mesures et des appareils de mesures.

          Le tableau précédent établi des correspondances (Qi, Ri, i), il faut savoir comment évoluent Q et R entre les valeurs fixées. On procède par une technique d’interpolation.

          L’interpolation.

          Les triplets (Qj, Rj, j) établis, U = (R, Q) informe qu’une relation de construction existe entre R et Q. La certitude de son existence conduit à rechercher la formule à partir d’un ensemble de triplets (Qj, Rj, j).

          Physiciens et mathématiciens ont élaboré une panoplie de méthodes d’analyses pour établir une telle formule.

          La plus simple de toutes est l’interpolation linéaire. Lorsque l’on passe de l’état (Qi, Ri, i) à l’état (Qi+1, Ri+1, i+1), on admet que l’on peut diviser par n l’espace [i, i+1]. Si l’on prend dR = Ri+1 - Ri, toute valeur R comprise entre les deux bornes [i, i+1] a sa correspondante Q.

          Les deux s’expriment par R = Ri + ndR et Q = Qi + ndQ.

          Le Champ magnétique unitaire, à l’origine Champ mathématique unitaire montrait que toute formule mathématique se déduit de la composition de deux champs de cette nature.

          Digital, analogique.

          La première unité qui est à la base de l’évolution est l’étheron. Il n’est définissable que par analogie et découpage descendant. Il est égal à 1, mais 1 de quoi ? D’une dimension fixée arbitrairement par l’ humain. Puis tout se construit à partir de là.

          Cette petite analyse, montre qu’il n’existe que de l’analogique digitalisé selon nos besoins. Tout est convention pour arriver à cerner la règle d’évolution d’un phénomène. Cette règle trouvée, anticiper cette évolution pour ne pas en rester dépendant.

          Le modèle de tâche montre un aspect qui concerne l’analogique et se retrouve dans la norme latine de toute action :


                              Quoi => Comment => Pour Quoi

 

          Nous avons besoin de trois périodes de temps :

          - Le temps de constituer le Quoi à traiter.

          - Le temps du Comment traiter.

          - Le temps de vérifier le Pour Quoi obtenu et l’évacuer.


          Le concept de temps réel pour l’informatisation des phénomènes vient du phénomène récursif. Le Pourquoi doit être injecté de nouveau dans le système qui décrit le phénomène.

          On constate alors que le temps de Comment peut suivre en vitesse de réalisation un phénomène, même le devancer. Mais les temps de constitution et de vérification ne le peuvent pas toujours.

          C’est ici qu’un besoin de calculateur analogique vient à l’esprit. Il saisit les valeurs qui correspondent à Quoi par des capteurs comme il en est d’un organe animal. Le temps de constitution est pratiquement égal à la réalité. Pour la vérification il n’y en a pratiquement pas. Le produit est injectable de nouveau, donc il se valide lui-même, ou ne l’est pas et le modèle informatisé révèle ses défaillances. Ce procédé permet d’avoir une vision du phénomène en temps réel, ce qu’il va devenir, les conditions initiales étant définies.

          Mais cela signifie que l’on ne sait pas informatiser certains phénomènes, et cela vient toujours de l’impossibilité de connaître les Comments qui le définissent. En clair carence et limitation en capacité d’analyse.

          Alors, il ne sert à rien de vouloir contrôler par un modèle analogique un phénomène que l’on comprend mal. Le cerveau voit, puis la main réalise, par le réel ou le dessin.

          Si un tel phénomène nous touche et exige de notre part une réponse, la situation révèle toujours que nous avons pénétré un espace où nous n’avions rien à faire. Rien à faire avant d’avoir compris les règles qui le gouvernent.

          Une vision morale de l’évolution, conduit à abandonner le concept d’ordinateur analogique au profit de l’ordinateur digital. Il est conforme à la notion d’espace discret, d’espace discontinu. Par contre on peut faire et même doit faire que l’ordinateur digital approche le mode de fonctionnement d’un ordinateur analogique.

          En clair l’ordinateur digital doit être totalement digital au niveau de la constitution du Quoi à traiter et de la restitution du Pour Quoi, mais doit être aussi efficace et rapide qu’un ordinateur analogique au niveau du comment traiter.

          L’informatique a prévu cela.