Logique de la Puissance Tribunitienne.

          Les Institutions sont les outils administratifs qui doivent piloter l’ensemble de la Société, assurer son évolution.

          Ces outils sont déterminés par deux éléments qui sont liés au Quintilien de l’objet société. Ce sont : L, dL, Comment. Ils impliquent la sécurité et l’inviolabilité de l’espace, l’inviolabilité des méthodes qui assurent l’évolution.

          Ce sont deux éléments fondamentaux qui se retrouvent dans tout Quintilien d’Objet :

          Sécurité de l’espace : L, dL.

          Chaque société invente sa solution. Celle des Romains se caractérise par deux aspects :

          1- Le sens contraignant de frontière, que traduit indirectement le sort que Romulus fait à Ramus son frère, pour avoir seulement douté de l’efficacité de sa muraille. Cette frontière répétée donnera les futurs limes. Elle correspond à l’enveloppe de tout organisme vivant.

          2- La répétition, tant que faire se peut, du modèle de la cité mère. Plus le modèle se répand, plus s’étend l’espace de sécurité. Les Romains dans leur expansion créent davantage de Cités qu’ils n’en détruisent pour d’ailleurs les reconstruire. L’outil Légion dans sa forme de camp carré est l’image de la cité exportée, noyau d’implantation d’une future cité. Ici, pour exemple, un tissu de vivant est fait de cellules identiques et crée à partir d’une cellule génératrice.

          D’autant la solution est bonne, d’autant le modèle perdure et peut s’étendre. L’expansion s’arrête lorsque les individus à urbaniser sont à un niveau d’évolution trop éloigné du modèle servant de calibre. Jésus dit : “je ne donnerai pas des perles à des pourceaux”. Ce qui traduit la limite d’un enseignement.

          Inviolabilité des méthodes : Comment.

          Un maître artisan améliore son art dont la cité profite. Mais cet art il ne peut le transmettre que par enseignement pratique : celui des gestes et des matériaux et des outils qu’il doit utiliser. Montrer comment les utiliser. Son enseignement verbal est réduit au minimum. Car traduire par un vocabulaire adapté tout cet enseignement, revient à faire de long discours là ou le geste tient lieu de dessin.

          Ainsi les corporations de maîtres artisans ont existé depuis la création des premières cités sur Terre : celle des forgerons, celle des tailleurs de pierres, celle des praticiens de la médecine, celle des dresseurs d’animaux, celle des tisserands, celle des teinturiers, celle des mariniers, et bien d’autres.

          Les Romains, ayant pour vocation d’étendre l’espace de sécurité, le corps des métiers en devient une pièce essentielle. Il ne suffit pas de fixer une ville, encore faut-il lui donner l’artisanat qui la fera vivre, au besoin assurer sa défense.

          Ici les méthodes sont les solutions mises en oeuvre par un corps de métier. L’inviolabilité vient naturellement de deux aspects :

          1- Impossible d’enseigner une méthode, la voir appliquer par un monde en perpétuelle agitation, qui viole en permanence les dix commandements. Une méthode c’est le respect à la lettre d’un savoir faire.

          2- Cette impossibilité est d’autant plus élevée que l’Art est devenu complexe, sophistiqué.

          Ces deux aspects ferment toutes possibilités de transmission, mais également toutes possibilités de réalisations par reproduction.

          La Puissance Tribunitienne.

          Cela fait que dans le système Romain existe une double dépendance. Celle de ceux qui doivent créer et assurer la sécurité des espaces, celle de ceux qui doivent créer, entretenir, améliorer l’Art, les outils, la main d’oeuvre dont les précédents ont besoin. Les deux ont également besoin d’un espace stable, sécurisé.

          Lorsque ces deux conditions sont remplies, alors se crée naturellement une règle de fonctionnement qui fixe les obligations de chaque partie et les moyens de les réaliser. La Puissance Tribunitienne fut un aspect de cette Institution.

          Sa règle essentielle.

          Sa règle essentielle fut que celui qui crée l’outil est maître absolu de son utilisation. Cette utilisation doit aller à la chose civile et la chose militaire n’est qu’un autre aspect de la chose civile. La chose militaire n’est jamais à priori un travail destructif, puisque l’objectif commun est l’extension sans fin de l’espace de convivialité de tous. Tous étaient solidaires, liés par un même objectif.

          Un non respect de cette règle signifie une altération, une subversion au niveau des Institutions garantes. Dans ce cas il faut changer les têtes : ce n’est pas le moi je ferai mieux, c’est le moi je ne ferai pas ! Lorsque cela ne produit rien de nouveau, le corps artisanal se désactive partiellement.

          Le Monde Romain remplacé par le Monde Chrétien qui ne put ni ne sut éviter les Guerres de destructions, le corps des Artisans ne pouvait servir, il s’est désactivé par inhibition naturelle.

          Artisanat sacré et profane.

          Ce qui précède signifie que dans les premières cités crées sur Terre, les premières corporations amélioreront toujours leur Art dont la partie la plus primitive ira à l’espace commun. Mais un Art secret et donc sacré, lui n’est pas connu et ne le sera jamais.

          Sous cet aspect, de nombreux objets ont été trouvés lors de fouilles archéologiques de sites anciens. Ils révèlent des connaissances très avancées incompatibles avec l’état urbain et social des lieux. D’où l’idée de les attribuer à des visiteurs venus de l’espace. Mais, penser à un système de société dissous et qui emporta les secrets de ses artisans serait plus rationnel. Sans exclure la solution extraterrestre mais pour d’autres objectifs.

          J’ai constaté pour ma part que l’on peut reconstituer les Lois de l’électricité et de l’électronique à partir de modèles de fluides en mouvement et cela permet d’envisager bien des choses.