Changement d’ère de civilisation.

            Le thème de changement d’ère de Civilisation fut introduit par le Christianisme. Il touche deux aspects fondamentaux de la société :

          - Le passage du paganisme au monothéisme.

          - L’évolution des sociétés se basera sur le verbe, plus que sur l’action.

          Cela vient d’un discours Biblique, qui se découpe en périodes, qui sont significatives d’une tendance globale. On ne peut comprendre un changement d’ère, si l’on ne repart pas de la Bible, pour souligner ce qui devient irréversible.

 

Le changement sous Noé.

          Le déluge survenu, Noé, ému, demande à Dieu de ne plus châtier les humains, comme il venait de le faire. Dieu répondit, “je ne détruirai jamais plus le genre humain par un déluge”. Pour pacte de ma promesse, voici l’arc-en-ciel.

          Cela ne signifiait pas que Dieu ne devrait ou ne pourrait plus détruire les humains. Il dit simplement je n’utiliserai plus cette méthode ! On pourrait penser à un langage de dupes. Noé a dupé Dieu et Dieu dupe Noé. Mais avant de penser cela, il faut tout simplement penser que Noé n’a pas le sens de Méthode. Il procède de l’affectivité et non de l’intelligence.

          S’imposait donc, pour les humains, de les soumettre à une discipline qui leur inculque une maîtrise de l’affectif et leur donne plus d’intelligence.

          Cela imposait deux vecteurs qui allaient forcer l’évolution :

          - Celui d’une action matérielle constructive et organisatrice.

          - Celui d’une intervention morale de rectification, pour redonner le sens de la bonne route.

 

          Arrive le travail Romain.

          Il étend au plus grand nombre possible les moyens de s’imprégner d’un concept d’ordre et de méthode.

          En même temps et depuis Noé, les Prophètes doivent éclairer les humains, quant au sens de ce qu’ils subissent. Puis, ère Romaine close, Dieu annonce : Mahomet sera le dernier Prophète. L’intelligence des humains étant faite, et celle d’un seul suffira, comme cela doit suffire d’une souche génératrice, l’ère précédente se termine.

          La logique globale de l’action est soulignée.

          Jésus de Nazareth, Prophète lui aussi, dit “il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” : C’est de deniers qu’il s’agit. L’argent, différemment utilisé selon que l’on est peuple constructeur ou peuple consommateur, mais “l’argent nerf de toutes les actions”. Et Jésus soulignera aussi : pour atténuer les violences entre humains, qui viennent de ce que certains consomment trop et d’autres pas assez, il faut savoir vivre de frugalité (romaine) et savoir ne pas relever les offenses (mais pas au prix de sa propre destruction, car le suicide est interdit).

          Alors le nouveau Noé, toujours motivé par des mécanismes affectifs, saisit la balle au bon : il faut ignorer l’Empereur Dieu et n’obéir qu’au nouveau Dieu de miséricorde et d’amour universel.

          Le projet de Dieu était débordé, par un excès de zèle dans l’interprété, puis le réalisé. Aussi Dieu fit réponse : “Vous dites que le Romain est dur pour votre monde, et ne comprend pas le grand changement apporté par Jésus, que même il y fait obstacle. J’ai donc décidé de leur retirer le bénéfice de l’oeuvre accomplie, et de la donner à vous Chrétiens. À la condition et à la charge de bonifier les humains et de les rendre toujours plus proches de mon image. Vous pouvez faire cela, car j’ai inspiré le travail Romain, et ils ont déjà posé les bases dont vous aurez un jour besoin : le noyau Quintilien.

          Car vous le savez, Mahomet est le dernier prophète. Demain il vous faudra réfléchir par vous-mêmes, anticiper, réaliser, afin d’éviter la discipline des Parques.


          Arrive l’ère Chrétienne.

          Son bilan se classe irréfutablement au négatif :

          - Sans compter l’accroissement des violences entre humains sur Terre, qui ne se résorberont que par une peur plus grande, inculquée à tous.

          - Elle fut incapable d’assumer le changement d’ère : du Chrétien (ère de Foi) au Quintilien (ère de maîtrise de toute construction). Incapable, pour avoir pris le poste du Romain, sans rien avoir compris de la finalité de son travail.

          - Il y a faute inexcusable de l’Ordre Chrétien, pour n’avoir cessé de favoriser tout ce qui faisait obstacle à l’éclosion de l’Ordre du Quintilien. Même d’avoir fomenté ces obstacles.

          Et Dieu, par la voix de ses nouveaux prophètes, qui peuvent parler de bouche et de plume, par des intelligences faites à son image, parle une nouvelle fois à Noé, mais à la face de tout son crée, afin que nul n’ignore !


          L’ère du Quintilien.

          Te mettre en accusation ne sert à rien, tu vis du culte permanent de ton état de victime, que tu entretiens pour en tirer fruits et bénéfices.

          Donc, tu as fait un bon travail. Tous tes humains ont une intelligence qui leur permet de vivre sans Prophète, par la seule force et clarté d’une intelligence qui est, identique à la mienne.

          Ils en auront besoin, car l’Univers entier devient de plus en plus intelligent, Gaïa, mais Ouranos aussi, et Pluton, et Vulcain, et Jupiter, et Athéna, et Mars, bref toutes les Déesses et les Dieux de la création, tous que j’ai fait naître.

          Et même et surtout les trois Parques, sur lesquelles tu le sais, je n’ai aucun pouvoir, une fois leurs décisions prises. Elles sont, elles aussi, une Cour de Cassassions. Une de celles qui rejeta, après avoir violé ses propres règles de jugement, qui vint demander justice de tes excès, et qui pourtant me représentait. Et toi Salomon, tu ne l’aurais pas reconnu ?

          Dans ce monde devenant chaque jour plus dense, il n’y aura pas de place pour l’incohérent, le stupide, le lâche. Comme je l’exigeais des Romains, il faudra abandonner tout l’acquis.

          Aussi, tes humains, seront chaque jour passés au crible de la cohérence, celui-là seul animera le ciseau de Morta, la troisième Parque. “Une seule virgule mal placée, dans un texte aussi vaste que la Bible” peut tailler un fil. Un seul Juste révèle et arme la taille.

          À toi d’avertir, de soutenir ceux qui te servent. Sans jamais faire usage de tout ce qu’ensemble vous avez rejeté de l’Ordre Quintilien, en cours de formation. Ainsi auras-tu prouvé, que ta dynamique, ton éthique d’évolution, étaient bonnes et bien choisies, et depuis toujours.

          Ne triche surtout pas, car tu violerais encore des dix commandements, et tu ne serais alors qu’un usurpateur consommateur des oeuvres d’autrui et sans cesse persécuté pour apprendre et comprendre cela.

          Plein de sollicitude, je t’ai même suggéré du comment travaillent les Parques, afin de t’éviter que les “Eglises ne cessent plus de sonner de leurs glas funèbres”.

          Mesures-tu combien je te suis depuis le temps du déluge ? Je n’ai cessé de tenir ma promesse. Maintenant, tu dois seul assumer ta propension à vouloir toujours faire mieux que Dieu, à vouloir prendre sa place et celle de tous ceux que, depuis Abel je délègue, pour faire travail utile sur Terre, et selon mes projets.