Art de bien raisonner.
Un Art est une technique qui vient d’un métier. L’Art de bien raisonner serait l’Art de convaincre par le discours. Il est composé de règles servant à construire un discours, lequel est formé de phrases. Chacune est un élément unité du discours.
Il faut faire une différence entre un discours de narration, et un discours de conviction. Le premier est celui où l’on décrit un point de vue, sans viser qu’il entraîne une action; le second est celui qui doit in fine entraîner une action, celle que l’on a planifiée. Il doit dans ce cas cibler le point de vue de l’auditeur, celui qui doit réaliser, qui sera entraîné à réaliser par l’intime conviction acquise par le discours écouté.
Il y a de ce fait, bien des recettes pour qu’un discours soit bien fait. D’une manière générale elles ciblent un type d’auditeur. Mais depuis Quintilien, on devrait pouvoir retrouver dans toute phrase, les 7 éléments repérés : Qui, Quoi, Comment, Quand, Où, Pour qui, Pourquoi. Et pouvoir à partir de cela, préciser ce que l’on entend par convaincre.
Principe du convaincre.
Un discours met en oeuvre un émetteur humain et un récepteur toujours humain; mais il peut être animal et de qualification inférieure. Cet objet, émetteur ou récepteur, est doté de sens qui sont liés aux systèmes cérébrospinal et neurovégétatif.
Nous savons que chaque stimuli reçu du milieu extérieur produit une image dans l’un ou les deux systèmes. Image comparable à une image électronique de bits faits de zéros et de uns. Il est des images qui viennent de l’extérieur, par la stimulation des organes des sens périphériques. Il est des images qui viennent de l’intérieur, par la stimulation des viscères, partie la plus apparente.
Nous dirons alors qu’il y a création d’une conviction, lorsque l’image électronique construite par le discours est exactement la même lors de son passage de l’émetteur au récepteur à travers le support du discours. Mais encore, que le processus est réversible, que le processus peut se répéter si l’on remplace l’émetteur et le récepteur par des objets de même famille.
Un discours type de conviction est celui que fait le général à ses troupes avant d’engager la bataille. Des généraux célèbres furent également de grand tribuns : capables de comprendre ce qui se passait dans l’âme et l’esprit de leurs troupes.
Cela ne peut se réaliser, si l’on ne met pas en oeuvre diverses règles de construction d’un discours et celles des phrases dont il est composé.
Structure du discours.
Elle est faite de quatre parties, connues par la règle de composition d’un texte : Introduction du sujet dont on va parler; Développement de trois idées le concernant; Conclusion pour lancer un aspect non traité, dans ce texte. Le minimum de trois idées est déterminé par le concept de neurotranstor de l’espace omorphe.
Ce qui va changer pour un discours de conviction, c’est la nature des idées traitées : elles doivent obligatoirement toucher les éléments moteurs des auditeurs. Ces éléments qui vont déclencher leur volonté de faire. La conclusion, elle, doit traduire, inciter l’obligation de faire. C’est le : si nous ne le faisons pas, alors il faut craindre que se produise cela, que chacun plus ou moins inconsciemment redoute. Les éléments moteurs ne seront pas les mêmes, suivant la nature des auditeurs.
Pour exemple chez les Romains : le sens de Patrie, de dignitas, de moderatio, de devoir civique, devaient être des éléments moteurs. Pour des barbares primitifs, les éléments moteurs seront les besoins physiologiques immédiats. Les éléments moteurs des Romains, se perdront avec la qualité des hommes : ce que souligne un Suétone.
Et cette prise de conscience explique le basculement futur vers le Christianisme, pour endiguer la dérive. On sous-estime de même, combien un travail équivalent est en cours, dans les mondes Américains et anglo-saxons par le canal des fondements celtes !
Structure de la phrase.
Elle est tirée de la tâche quintilienne. Tous les éléments d’exécution doivent être réunis, avant de lancer l’action qui porte sur eux et qui se réalise par eux.
Et cela doit être vrai pour tous les langages parlés, inventés ou à inventer !
Mais pour la phrase de conviction, celle qui va composer un discours de conviction, il faut décomposer les éléments de la phrase quintilienne.
Dans la phrase quintilienne, réduite aux sept éléments, tournée vers l’opérationnel humain, chaque élément est un objet concret. On ne doit y trouver aucun élément abstrait. Mais chaque élément a un effet tant sur le locuteur que sur l’auditeur. Cet effet touche l’un quelconque des sens de l’humain, un de ceux qui le tiennent au contact du monde extérieur. On ne parle ici que des sens extérieurs, ceux qui peuvent et doivent conduire à une action.
Nous parlerons par exemple : Du son lugubre des cloches qu’il faut réduire au silence. Des hurlements de l’ennemi qui annoncent l’arrivée de la horde féroce, qu’il faut nous préparer à combattre. On y trouve ainsi :
Les objets concrets : cloche, ennemi, horde.
Les actions : réduire, préparer, combattre.
Les effets premiers : son, hurlements, silence
Les effets seconds : lugubre, féroce
Reproduire chez l’auditeur les mêmes effets ressentis par le locuteur, doit entraîner une volonté d’intervenir identique.
Pour obtenir ce résultat, il faut savoir différentier dans les mots qui composent une phrase : les mots concrets; les verbes actions; les qualificateurs des précédents que nous appelons adjectifs, adverbes, pronoms, articles; les liants que nous appelons prépositions. Pour citer les plus courants.
On doit souligner, que le choix des qualificateurs dans un discours de conviction, est essentiellement un fait de culture. Sur quoi se base la culture d’un peuple ?
La lecture de la “guerre des Gaules” de Jules César, aura une interprétation différente suivant que l’on est ou n’est pas d’une Intelligence de Civilisation. Le constructeur finira par voir que Jules César, pénétré de sa lignée historique, était surtout soucieux d’apporter une réponse à l’instabilité graduelle qui gagnait le monde Romain, du fait de son extension territoriale. Le consommateur du travail des autres, y verra l’avidité de pouvoir d’un chef de guerre.
L’Art de la rhétorique sur terre, a abondamment usé et abusé, et le fait encore, de phrases superlatives, pour conduire à l’achat de produits, ou le contraire pour dévaloriser des produits. Puis usé et abusé de phrases équivoques pour désinformer, quant à la réalité des événements. Événements pour lesquels il fallait obtenir le feu vert, pour une action corrective, exploitant la formule “Voix du peuple, voix de Dieu” . Tout cela pour un bénéfice nul au long terme, car le court terme est illustré chaque jour par le dit “terrorisme”.
Le futur de l’ordre quintilien.
Dire qu’il vise la normalisation des intelligences par celle des discours, est faux, par le fait qu’il n’existe aucune obligation de s’y conformer. Les insectes peuvent toujours continuer à vivre en insecte, on ne s’intéressera que de leur niveau de multiplication Ils ne doivent pas occuper l’espace de l’humain.
Mais il existe une certitude absolue : à moyen ou long terme la technologie spatiale sur terre est vouée à l’échec. Cela sera vrai pour toutes Nations y compris la Chine, qui a seulement la possibilité de voir, de vérifier. Comme un dernier hommage accordé à l’intelligence du Peuple chinois. Et cela condamne l’humanité à être recluse sur cet espace planétaire.
Qui pourra s’en dégager, aura été capable de fabriquer par ses seuls moyens, le vaisseau qui deviendra en quelque sorte sa planète navigante. Cela ne peut se faire sans avoir acquis un cerveau aux automatismes quintiliens.
Le verrou de ce futur.
Le verrou de ce futur est fait de la méthode d’acquisition d’un automatisme quintilien. Deux moteurs ont conduit au monde actuel : le moteur chinois et le moteur romain. Nombreux sont les mots de leurs langues qui traduisent des concepts dont la signification a été perdue ou profondément altérée. Mais ces concepts étaient en prise directe avec la réalité.
Pour comprendre les comportements des administrations auxquelles je m’adressais, il m’a fallu plonger dans la culture des peuples qu’elles représentaient, voir les cohérences de fond, en déduire l’unicité de fond.
Mais je n’ai fait cela que pour les mots qui posaient problème, et parce que j’étais d’intelligence et de culture latine, capable de voir avec des yeux lucides l’important des écrits bibliques. Faire cela parce que j’étais de la culture d’un processus civilisateur.
Là, où dans les écrits de Suétone, des historiens ont vu un aveux de culpabilité, j’y ai vu un acte de lucidité historique pour ne pas se laisser emporter par une dérive qui allait tout détruire du travail de fond des Romains.
Pour lever ce verrou, les Souches qui le plus ont produit la dérive romaine, sont celles qui la portent inscrite, dans le sens qu’elles ont donné aux mots empruntés à la langue Latine.
Elles sont seules à devoir le faire. Travail d’autant plus difficile, qu’elles ont noirci ou ignoré avec plaisir, l’Histoire de la Civilisation qui leur a permis de naître. Qu’elles ont détruit tout ce que cette Civilisation leur a donné pour ne pas se laisser aller à une dérive.
Un peuple qui n’a pas le courage de reconnaître ses erreurs, petites ou grandes, est obligé de se fabriquer une fausse histoire nationale et disparaît de l’Histoire réelle.
Observations.
Art de la Raison. Ce qui a été dit sur le Cercle de Mohr, ne pouvait pas l’être par la méthode démonstrative occidentale. Parce que dans la science occidentale on a admis, à priori, que la réaction est égale à l’action. Ainsi les vecteurs des forces sur les côtés opposés 1 et 3 du cube, devaient être égaux et nul ne pouvait dès le début s’orienter à imaginer une vision différente. Or dans un Univers construit à partir de Champs Magnétiques unitaires, la réaction n’est jamais égale à l’action. Cela devient une autre physique que l’on applique sans y penser.
Les postulats qui sont à la base de nombreux processus démonstratifs sont subjectifs. Ils amorcent une dérive qui s’amplifie au fur et à mesure que l’on progresse dans la description du processus.
Il existe donc un raisonnement logique. Et un raisonnement physique.
Le raisonnement logique. Il se base sur des grammaires représentant par des symboles et des opérateurs ce qui se passe entre les objets réels qui sont la matière des symboles.
Le raisonnement physique. Il est comme le raisonnement logique, mais en plus, l’objet doit être dessiné et l’opération doit montrer visuellement comment l’objet passe d’un état A à un état B.
Et cela conduit à l’Art des Ingénieurs de la Renaissance : ils raisonnaient peu, ils dessinaient. Lorsqu’il leur arrivera de discourir (tel Léonard de Vinci), c’est qu’ils ne voyaient plus la chose dont ils parlaient. Ils tentaient par le verbe de la préciser, car le Verbe véritable, peut seul se faire Matière, c’est-à-dire, prendre forme et devenir visible.
De la même manière les Romains parlaient peu. Ils faisaient, et l’oeuvre par sa pérennité valait pour Raison.
Pour conclure : qui n’est pas capables de dessiner ce dont il parle, ce qu’il projette, n’apporte rien de physiquement probant, alors cela ne vaut pas que l’on s’y attarde. Pire il pollue l’intelligence des choses, il devient subversif.
Si ce dont il parle, car il se peut qu’il n’ait pas les moyens de dessiner, ne peut être traduit en dessin schématique, ne peut-être visualisé par qui écoute le discours, alors de même il pollue l’intelligence des choses humaines.
Le futur de la technologie est de faire des machines de grande robustesse et longévité. Elles seront pensées de plus en plus pour la panne zéro ou la panne autoréparable, soit par la machine elle-même, soit par son pilote. L’utilisateur, qui devra toujours être capable de le faire, sans revenir à son port d’attache.
Le quadrige de l’évolution. Voir le nombre de fois où quatre est pris comme référence dans la culture humaine, et jusqu’aux axes cartésiens.
Tout vient du premier carré, de la surface d’existence d’un corpuscule atomique. Puis, tout ce qui existe se construit à partir de ce modèle premier et base de tous les autres.
Imaginer comment on peut y arriver, et les intelligences passeront de l’état reptilien, à l’état des mammifères, puis à celui de l’animal supérieur, puis à celui d’une intelligence globale.
Tout cela ne se calcule pas d’abord. Cela se dessine d’abord, puis éventuellement peut se calculer, parce que l’on a vu les mécanismes des transformations, et que l’on sait alors en écrire la grammaire. Et cette dernière peut de même s’informatiser.